8 octobre 2018 0 Commentaire

5 conseils pour repérer si votre enfant ce fait harceler à l’école

INTRODUCTION

Moqueries répétées, isolement, textos ou mails agressifs, matériel endommagé, bousculades…, autant d’agressions répétées qui peuvent blesser un enfant. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur avec les réseaux sociaux et les mobiles. En France, un enfant sur dix en a déjà été victime, une souffrance souvent passée sous silence par méconnaissance du problème. Alors que le ministre de l’Éducation Vincent Peillon lance un plan d’action pour « briser la loi du silence », une prise de conscience émerge et soulève des questions : comment savoir si mon enfant est harcelé ?

Voici donc 5 conseils pour repérer si votre enfant à ce problème

 

I- Le matériel scolaire abîmés ou vêtements détériorés sont les premiers signes à surveiller.

 

Les parents se sentent souvent coupables de ne pas avoir vu que leur enfant souffrait.Un enfant harcelé est tellement pris par la peur et la honte qu’il ne parle pas spontanément de son problème. Il est donc important d’en reconnaître les signaux d’alerte.

 

Le premier signe est la dégradation des affaires personnelles de l’enfant( un manteau déchiré, un cahier tombé dans l’eau, des taches d’encre, un enfant qui perd toujours son stylo à plume, qui revient taché…). Bien souvent, l’enfant trouve des excuses, tandis que le parent le sermonne : « Tu as vu le prix du sac, tu pourrais faire attention à tes affaires… » Quand la dégradation est répétée, cela montre que l’enfant ne va pas bien : il abîme rarement lui-même ses affaires et, la plupart du temps, il est victime d’agressions.

II – Le refus ou l’évitement de l’école : un signal à ne pas prendre à la légère…

Un enfant qui n’a plus envie d’aller à l’école n’est pas forcément un rejet de l’apprentissage. Des enfants en échec scolaire viennent en cours avec plaisir pour y retrouver les copains. L’école étant un lieu de sociabilisation important. Au contraire, un enfant harcelé évitera le temps scolaire.( d’où les fugues et sécher les cours…).

 

Cela peut passer par de l’irritation, le refus de faire le trajet tout seul, l’absence de copains, le souhait d’arriver à l’heure exacte du début des cours pour éviter la confrontation, ou encore le refus de la cantine en raison de mille excuses… Souvent, cela démontre un isolement de l’enfant, qui peut aussi être ressenti en classe par les professeurs.

III – Repérer la détresse psychologique de l’enfant

 

Les signes de souffrance psychologique liés au harcèlement sont plus difficiles à identifier car il peut y avoir d’autres causes. D’autre part, on a tellement dit aux parents que le mal-être des adolescents était normal qu’ils manquent de repères.

 

Ce qui doit les alerter, c’est quand la situation excède 15 jours.Un adolescent ou un enfant en retrait, triste, anxieux, en perte d’appétit (ou excès), avec des peurs inexpliquées, des troubles du sommeil, des cauchemars, ou encore en hyper-vigilance (il se retourne quand il marche, par réflexe d’une agression possible), sont autant de signaux importants. Si le harcèlement dure, ces enfants sont convaincus qu’ils n’ont pas de valeur. Ils peuvent alors se désinvestir, se négliger, ne plus prendre soin d’eux, voire se faire du mal et se blesser. Dans les cas extrêmes, certains en viennent aux tentatives de suicide.

 

IV – Comprendre les différents types de harceleurs

 

Il existe trois grands profils de harceleurs. Le plus fréquent est le suiveur, pour qui il est vital de maintenir sa place dans le groupe et qui fera n’importe quoi pour cela. Les « harceleurs harcelés » sont eux des enfants qui ont été victimes et qui vont reproduire ce vécu. Leur souffrance n’a pas été reconnue et verbalisée et c’est pour eux la seule façon de se dégager de ce qu’ils ont subi.

 

Enfin, la dernière catégorie est celle des « harceleurs transgressifs » qui souvent dominent un groupe et harcèlent pour le plaisir psychopathique de faire souffrir l’autre. Contrairement aux autres harceleurs, ils ne s’excusent pas, n’éprouvent pas d’empathie et rejettent la faute sur la victime, quitte parfois à inverser les rôles en se victimisant. Ce sont souvent des enfants rois, qui vivent sans loi, sans règles et sans interdits.

 

V – Trouver les mots pour en parler avec son enfant

Poser la question de manière frontale « est-ce que toi tu es harcelé ? » n’est assurément pas la bonne technique. L’enfant répondra non, car il a peur des représailles et aussi des réactions de ses parents, qu’il voit anxieux. Par ailleurs, des réactions comme « mais pourquoi tu ne l’as pas dit ?, tu es grand, c’est à toi de trouver des stratégies, de te défendre » n’aident pas l’enfant à être reconnu dans sa souffrance, bien au contraire. Le mieux serait plutôt d’amener le sujet indirectement, par exemple : « je ne sais pas comment c’est à l’école, mais si cela se passait, je voudrais que tu puisses m’en parler. »

Face à un enfant qui exprime son refus d’aller à l’école ou à la cantine, plutôt que le déni (« mais non, c’est très bon »), il faut essayer de comprendre : « Tu n’as plus envie depuis longtemps ? Pourrais-tu m’expliquer ce qui fait que…? » ou encore « Je sais que parfois il y a des problèmes entre élèves, est-ce cela ? » »

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